Comment pêcher la perche ?

Trouver le poste de pêche

Pour pêcher la perche, le problème de la localisation des tenues de ces poissons carnassiers ne se pose pas dans les mêmes termes selon que l’on pratique avec des leurres ou avec des esches animales.

Dans le cas où l’on veut pêcher la perche avec des leurres

Toute l’efficacité de ces leurres est fondée sur la compétition acharné qui règne au sein des groupes de perches au cours de leur quête alimentaire. Le premier travail du pêcheur doit donc consister à localiser des poissons actifs. Il est cependant parfois possible de relancer artificiellement des poissons peu actifs dans une frénésie alimentaire. Nous le verrons notamment avec l’utilisation des gambes équipées de Buldo et avec les leurres à dandiner. Dans ce cas là pas de doute, le meilleur poste est celui où chasse des perches.

Si les poissons chassent à la surface, aucun soucis bien évidemment pour les localiser. Sinon, reste à tenter de repérer des indices de l’activité des perches. C’est le cas lorsqu’on découvre des bancs d’alevins, souvent entre deux eaux ou en surface, animés de mouvements nerveux. Ceux-ci trahissant ainsi la présence des carnassiers en dessous.

Poste de pêche à la perche
Un joli spot de pêche

Enfin, lorsque aucun signe de chasse n’est visible, le mieux est de s’abstenir de ne rechercher que de la perche en mettant en oeuvre des techniques et/ou des leurres trop spécifiques. Il est préférable d’opter pour des techniques permettant de s’adresser également aux autres carnassiers afin de multiplier les chances de capture, quitte à changer à la première occasion, sous les premiers signes de chasse. Seuls les leurres à dandiner échappent à cette recommandation dans la mesure où leur domaine d’application, les bois noyé, constituent le refuge de prédilection des grosses perches solitaires.

Dans le cas de la pêche aux esches animales

Avec ce type d’esches, même si les chances de belles pêches sont plus grandes lorsque les perches chassent, on se retrouve bien mieux armé pour les décider à mordre lorsqu’elles se montrent peu actives. Il suffit de descendre la bestiole ou le petit vif à proximité de toutes les tenues possibles des perches. Il appartient à chacun de repérer ces tenues au fil des saisons. Voici quelques indications pour ne pas repartir de zéro à chaque fois que l’on aborde un nouveau secteur :

poste de pêche accidenté
Un poste idéal mais risqué

Les façons de pêcher la perche

Bien que la perche, comme la plupart des poissons carnassiers, se nourrisse pratiquement toute l’année, les chances de capture varient au fil des saisons. On note deux temps forts pour sa pêche :

  1. En mars-avril, lorsqu’elles se rassemblent en grand nombre à proximité de leurs frayères. On peut alors en faire de belles bourriches, surtout aux esches animales.
  2. A la fin de l’été, et au début de l’automne, lorsque les alevins de poissons blancs forment des bancs compacts à proximité des herbiers et des bois noyés. C’est le temps des grandes frénésies prédatrices dans les eaux bien peuplées en perches. Elles sont alors complètement droguées par ces masses grouillantes d’alevins.

En dehors de ces périodes fructueuses, la pêche de la perche reste beaucoup plus aléatoire. Mai et juin ne sont généralement pas fameux : le carnassier se remet lentement de sa période de fraie et mord mollement. En juillet et août, les chances s’améliorent car les poissons se sont bien requinqués. C’est aussi la période des alevins de sandres et de perches qui, lorsqu’ils forment des bancs assez denses, commencent à les exciter.
Il reste les mois d’hiver avec, là encore beaucoup d’incertitude. A des jours, voire des semaines de néant peuvent succéder de bonnes périodes. A condition d’avoir trouver leurs retraites profondes et de répondre présent au moment où elles entrent en activité.

Perche commune
Une jolie perche

Bien connaître les techniques de pêche concernant ce joli carnassier, y compris les spécialisées et les mettre en oeuvre. Voilà les gages de réussite avec cette espèce de poisson plus qu’avec aucun autre carnassier.
En cours de pêche, on relève quatre cas qui peuvent se présenter :

  1. Les perches chassent en surface. C’est le cas idéal bien sûr, et toutes les techniques peuvent permettre de prendre du poisson. Mais, c’est avec la gambe qu’on réalisera les scores les meilleurs. En vivant la folie prédatrice des carnassiers, ces moments seront inoubliables.
  2. Les perches chassent entre deux eaux ou près du fond. On pourra en profiter de la même façon, mais seulement une fois découvertes. Le plus souvent au gré d’une prospection et/ou en pêchant un autre carnassier.
  3. Les perches ne sont pas en vue, mais des concentrations d’alevins peuvent faire supposer qu’elles ne sont pas loin. On explorera bien sûr, autour de ces points chauds. Soit, dans l’idéal, à l’alevin, soit au lancer léger ou aux leurres à dandiner (si le poste est encombré).
  4. Aucun signe d’activité des perches. Il s’agira cette fois de prospecter de poste en poste soit aux esches vivantes, soit aux leurres. Multiplier les essais sur des zones très différentes pour tenter d’établir le profil type du poste à perches ce jour-là. Si l’on tombe sur une troupe de poissons actifs, on se retrouve dans le cas numéro 2. Sinon, on tentera malgré tout de faire sa pêche en piquant deux poissons ici, trois là-bas etc.

Pêcher aux esches vivantes

Techniques traditionnelles, ancestrales même, mais toujours aussi efficaces. Surtout lorsque les perches ne se montrent pas très actives, car une bestiole qui gigote devant leur nez a le don de les sortir de leur léthargie.
Il s’agit essentiellement d’une pêche de prospection, du bord ou en bateau, dans laquelle la part du pêcheur est moins importante qu’avec les leurres. Mais son charme réside surtout dans ce contact direct qu’elle suppose avec les phénomènes de la nature.

Les principales bestioles
Pêche à la petite bête
Pêche à la petite bête
L'écrevisse américaine
Une écrevisse américaine

De nombreuses autres esches vivantes peuvent également servir d’appâts pour la perche. Citons par exemple le porte-bois, ou traîne-bûche, la caridine, ou petite crevette d’eau douce (à ne pas confondre avec la gammare), le turc, larve de la grande tipule des prés, le ver de farine, les vers de bois, la patraque et la larve de perlide…

Les vifs à la perche

Si la petite bête est la reine des esches au printemps, un alevin frétillant est le roi des appâts en été et en automne, et un vif de 6 à 10 centimètres reste imbattable pour la grosse perche en toute saison.
N’importe quel petit poisson de 4 à 8 ou 10 centimètres peut convenir. Vairon bien sûr, véritable petit aimant à perche, mais également goujons, ables, ablettes, petits gardons… et perchettes.
Une fois la provision faite, la conservation demande beaucoup de soin car les poissonnets ont de gros besoins en oxygène. L’eschage se fera sur un hameçon simple de préférence fin de fer numéro 6 à 12 soit en clouant les deux lèvres du vif soir par le pédoncule caudal.

Il existe beaucoup de techniques qui permettent de présenter les esches selon les choix et les contraintes du moment. En voici trois qui recouvrent pratiquement tous les besoins.

Pêche à la perche au vif
Perche pêchée au vif

Pêche à la ligne flottante

Ce mode de pêche permet de présenter les esches à toutes les hauteurs. Mais l’exploration n’est pas très rapide.

Pêcher la perche à la dandinette

Ce montage tire son efficacité du double attrait qu’exercent sur la perche les mouvements de dandine d’un plomb brillant qui joue ici le rôle d’un appelant, et une bestiole appétissante. Il permet par ailleurs d’explorer rapidement des postes profonds.

La pêche au loin à ramener

Dans les plans d’eau ou les rivières dépourvues d’obstacles, on élargira le champ d’action. Pour cela, on pratiquera avec le montage à balle coulissante, une pêche distante comme la tirette pratiquée pour le sandre. Cette technique s’avère excellente pour explorer rapidement les castes étendues d’eau uniformes.

Pêcher la perche aux leurres

La pêche aux leurres regroupe de vastes techniques détaillées ce nouvel article.