Découvrir le chevesne et comment le pêcher

Le chevesne fut un poisson à la popularité autrefois si importante que le nombre de ses appellations vernaculaires était de plus de cinquante, il reste encore connu, mais ne connaît pas un engouement particulier de la part des pécheurs d’aujourd’hui. Cependant, ce poisson reste très présent dans la plupart de nos eaux, y compris dans les plans dormants alimentés par un cours d’eau. De plus, le chevesne de part sa méfiance extrême sera un poisson très amusant à pêcher. C’est pourquoi des techniques aussi nombreuses que variées existe pour réussir à sortir ce prudent poisson.
À savoir qu’il existe une espèce méridionale, le chevesne cabéda, qui se distingue par une morphologie inférieure (il ne dépassera pas le kilo).

Nom scientifique du chevesne :
Leuciscus cephalus ; famille des cyprinidés.
Noms communs ou régionaux :
Cabéda, carbot, chaboisseau, chabot, chevaine, chevasson, garbeau, garbotiau, lèche-à-tout, meunier, vilain…

Caractéristiques physiques du chevesne

Reproduction

La fraie a lieu entre mai et juin sur des eaux peu profondes et à fond de graviers. À cette période, les femelles vont pondre environ 50 000 œufs par kilogramme de leur poids. Parfois, il peut arriver que le chevesne s’hybride avec d’autres poissons comme la vandoise ou l’ablette.

Habitat et niche écologique

L’habitat du chevesne est très diversifié. En effet, on le rencontre aussi bien dans les rivières où la truite règne en maître (sauf en torrent), où il est d’ailleurs considéré comme un indésirable, que dans les lentes rivières de plaine. De plus, on le retrouve même dans des eaux très calmes telles que les retenues de basse altitude. Cependant, en hiver, il occupe les fosses les plus profondes. Mais il n’hiberne pas ! À la belle saison, il se tiendra plus souvent entre deux eaux, ou dans les couches supérieures, à l’ombre des grandes branches d’arbre lorsqu’il fait chaud, ou même dans les courants bien réguliers à l’aval des déversoirs et le long de rives verticales.

Comportement et nourriture

Poisson grégaire, le chevesne vit en banc plus ou moins importants. Mais les plus gros sont bien souvent en solitaire.
Les habitudes alimentaires du chevesne présentent deux grades caractéristiques :

Le fameux lèche-à-tout
Le chevesne pris par sa gloutonnerie

Modes de pêche du chevesne

Étant donné le paragraphe précédent, on pourrait se laisser dire que la pêche de ce glouton des eaux ne devrait pas poser de grandes difficultés. En réalité, il n’en est rien. Car le chevesne est un poisson d’une méfiance extrême, doué d’une très bonne vue et d’un bon système d’audition. Il n’est donc pas si simple à leurrer. Mais il peut se révéler intéressant à pêcher, puisqu’il est là à toutes les saisons et on peut le rechercher de nombreuses façons. Sa combativité se caractérise par une vive lutte au début, mais elle ne dure pas bien longtemps.

Pêche à la ligne flottante

Comme nous l’avons vu, il est possible de prendre du chevesne toute l’année ! Mais on ne peut pas parler d’une pêche très rentable, à part en hiver, où la pêche au sang est une excellente technique pour les gros spécimens.

chevesne sous l'eau
Chevesne dans son milieu naturel

Pêche à la longue coulée

C’est une technique à employer en saison selon les esches utilisées, avec le même matériel que ci-dessus, ou d’un matériel de pêche à l’anglaise. Elle permet de laisser dériver la ligne sur de longues distances jusque dans les secteurs les mieux défendus par la végétation rivulaire où les chevesnes se sentent en sécurité.
Les esches possibles : vers de terreaux, mie de pain fraîche, cerises, raisins, mûres, groseilles… Pour la pêche aux fruits, amorcer en jetant régulièrement des fruits toutes les deux ou trois coulées, ou mieux, profiter d’un amorçage naturel, par exemple à la mûre à l’aval d’un roncier surplombant l’eau.

Pêche à l’insecte en surface

Cette pêche d’été peut être très amusante et très formatrice pour le débutant, du fait de la méfiance du chevesne.

Pêche à la mouche artificielle

Une pêche de plus pour l’été, qui permet à un débutant de se faire la main sur ce genre de pêche. On utilisera le même matériel que pour la truite et mouches fournies, type palmer sur hameçon n°10 ou n°12.